À la demande de l'ADIR, elle met au point un texte sur la situation économique et sociale de l'Algérie, publié en plusieurs livraisons dans l'organe du mouvement, Voix et visages, puis sous forme de brochure[40]. C'est donc ce groupe qui devient le sujet de sa thèse, qu'en 1938 elle envisage d'intituler Une République du sud-aurésien[20]. Tillion, Germaine, 2009 Fragments de vie. Le texte de son témoignage, publié dans la presse dès 1958, suscitera deux attaques, amenant Germaine Tillion à répondre publiquement, d'abord à Simone de Beauvoir en 1964[46], puis au général Massu en 1971[47]. En 1999, elle est élevée à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur, une parmi six femmes, avec Geneviève de Gaulle, Valérie André, Jacqueline de Romilly, Simone Rozès et Christiane Desroches Noblecourt. Germaine Tillion pense que la haine entre deux communautés provient d'un manque d'espace, et que le défi du XXIe siècle est la survie d'une humanité sans cesse grandissante sur une planète aux ressources limitées, ce dont l'homme vient à peine de prendre conscience[27]. Venayre, Sylvain, 2002 La Gloire de l’aventure. À la fin de sa mission, elle revient à Alger peu après la nomination comme gouverneur général du gaulliste et ancien résistant Jacques Soustelle. En 1934 (à ce moment, elle a « terminé l'École du Louvre et deux ou trois certificats en licence, ainsi que le diplôme de l'Institut d'ethnologie[14] »), dans le cadre de l'allocation des fonds de l'International Society of African Languages and Cultures[15], il lui est proposé une mission dans l'Aurès, pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis ; ne connaissant pratiquement rien de ce sujet, elle s'initie à la langue berbère à l'École des langues orientales (Marcel Destaing). En janvier 1942, le procès contre Vildé, Lewitsky, Oddon, etc. Émilie Tillion, à l'origine Émilie Cussac [1], née le 20 février 1876 à Talizat (Cantal) et morte le 2 mars 1945 au camp de Ravensbrück, est une écrivaine et une résistante française. Sa seconde mission prend fin en mai 1940 ; elle quitte Kebach le 21 mai et arrive à Paris le 9 juin, en pleine débâcle de l'armée française. La nuit je rêvais de m'engager comme chien de guerre[7]. Retrouvez toutes les phrases célèbres de Germaine Tillion parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Fréquentant régulièrement le Musée de l'Homme, elle fait la connaissance d'un des sous-directeurs, l'ethnologue Jacques Soustelle. Des travaux de mise aux normes accessibilité de l’arrêt de cars se trouvant devant le collège Germaine-Tillion, vont être réalisés du 30 novembre au 11 décembre. Amie des Lecompte-Boinet, elle entre en contact avec Combat Zone Nord et par Jacques Legrand, avec un groupe lié à l'Intelligence Service, le réseau Gloria. Elle est la fille de Lucien Tillion (1867-1925), magistrat, et d'Émilie Cussac (1876-1945), connue sous son nom marital, Émilie Tillion. Après la barbarie nazie, cette ethnologue a dénoncé les camps soviétiques, mais aussi le recours à la torture en Algérie. Le caïd, responsable du douar (payé 750 francs par mois), musulman, mais originaire de Constantine, est un ancien serviteur du sous-préfet ; il y aussi un secrétaire (khodja), payé 300 francs. Germaine Tillion ne participe pas à Résistance, elle est surtout l'adjointe de Paul Hauet dans le cadre de l'Union nationale des Combattants coloniaux, qui sert de couverture à leurs activités. Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l'opérette, etc. La dernière modification de cette page a été faite le 28 janvier 2021 à 15:25. Peu après l’armistice, elle recherche d'autres personnes ayant le même point de vue qu'elle et prend contact avec Paul Hauet (1866-1945), colonel en retraite devenu industriel, antipétainiste de longue date ; elle trouve aussi des sympathies au Musée de l'Homme (Réseau du musée de l'Homme : Yvonne Oddon, Paul Rivet...). Ayant quitté Paris avec sa mère, c'est au cours de l'exode qu'elle entend le discours de Pétain du 17 juin (« il faut cesser le combat »), auquel elle réagit par un refus immédiat et catégorique. J’ai considéré que l’on n’avait pas le droit de faire passer une paysannerie à l’état de citadin sans lui offrir un métier par personne. Une allocution reprenant le sens de cette cérémonie fut donnée, et des témoignages furent lus. Elle a lieu en 1935-1936 ; Germaine Tillion accompagne Thérèse Rivière chef de mission et directrice du département « Afrique Blanche et Levant », au Musée d'ethnographie du Trocadéro. Germaine Tillion devient alors responsable de ce qui reste du réseau. Mais elle constate aussi la déstructuration de la société traditionnelle et la chute du niveau de vie des Ouled Abderrahmane, qui sont maintenant un millier, alors que la production agricole est de plus en plus précaire. On y trouve notamment de nombreux dossiers de travail sur son activité dans la résistance et ses années passées en Algérie, ainsi qu'une très vaste correspondance. « Mes autres documents et manuscrits… se trouvaient avec mes deux thèses de doctorat… [et] disparurent dans le camp de concentration de Ravennsbrück… » (. modifier - modifier le code - modifier Wikidata. Ethnologue, elle part en 1934 en mission en C'est la « république des cousins ». Dernière modification le 28 janvier 2021, à 15:25, Institut national des langues et civilisations orientales, École des hautes études en sciences sociales, Grand-croix de l'ordre national du Mérite, Commandeure de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, Liste des personnes inhumées au Panthéon de Paris, Médaille de la déportation pour faits de Résistance, ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, musée de la Résistance et de la Déportation, Institut national des sciences appliquées de Rouen-Normandie, musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, Institut national des études territoriales (INET), École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques, Institut régional d'administration de Lyon, Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, La carrière de Germaine Tillion à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE), « Germaine Tillion, cent ans de résistance ». Le documentaire de François Gauducheau, Les images oubliées de Germaine Tillion, est entré cet automne dans vidéothèque de la MEP. Cf. Le 21 octobre 1943, intégrée dans la catégorie NN, Germaine Tillion est déportée sans jugement et emmenée avec 24 autres prisonnières de Fresnes au camp de Ravensbrück, au nord de Berlin, par train de voyageurs (sans passer par le camp de Compiègne). Un hommage de la Nation lui a été rendu au Panthéon le 27 mai 2015, où elle est entrée en même temps que Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette. Grande spécialiste de l'Algérie, plusieurs fois décorée pour ses actes héroïques, Germaine Tillion  est entrée au Panthéon le 27 mai 2015, en même temps que Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette. En ce qui concerne son activité de résistante, son rang est validé par l'attribution du grade de commandant ; d'autre part, elle est chargée de la « liquidation administrative » du réseau désigné sous le nom de « groupe Hauet-Vildé », qu'elle fait homologuer en 1946 sous le nom désormais usuel de « groupe du musée de l'Homme ». Germaine Tillion, "savante et militante à la fois", Germaine Tillion et le "Verfügbar aux Enfers", Discours lors de la cérémonie d’hommage à la Résistance, Inauguration de la bibliothèque Germaine-Tillion à Saint-Maur-des-Fossés, « La bibliothèque Trocadéro prend le nom de Germaine Tillion », Visionner le film sur Télé Campus Provence, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Germaine_Tillion&oldid=179311076, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Auprès du général de Gaulle : elle le rencontre pour la première fois en, Participation (à partir de 1960) au groupe, « Réflexions sur l’étude de la déportation », dans la, « Première résistance en zone occupée », dans la, Grand Prix national de l'humour de Résistance, attribué à titre posthume par l'association La Maison du Rire et de l'Humour à Cluny (2010), La Compagnie Lanicolacheur a réalisé un spectacle intitulé, Expositions-hommages à Germaine Tillion présentées du, 2010 : La bibliothèque du Trocadéro à Paris (6, 2014 : Centre Social Germaine Tillion de la ville de, 2016 : Une voie dans un nouveau quartier d', La promotion 43 (2009/2010) du cycle supérieur de management public de l', La promotion 24 (2016) des conservateurs d'État des bibliothèques de l'. Germaine Tillion, née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) et morte le 19 avril 2008 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est une résistante et ethnologue française. Germaine Tillion Seuil, 2000 - Algeria - 292 pages 0 Reviews Une quarantaine d'années avant la naissance de la République algérienne, l'auteur, jeune ethnologue enthousiaste, débarque à Alger, nantie d'une solide archéo-culture française. Par la suite, elle entre en contact avec d'autres intellectuels algériens, notamment Mohammed Bendjelloul, médecin à Batna[24] ou des instituteurs qui éditent La Voix des humbles[25]. Kebach se trouve dans le douar Tadjemout (aujourd'hui dans la commune d'El Mizaraa, wilaya de Biskra), qui regroupe les arch Beni Melkem et Ouled Abderrahmane. À la fin de l'année 1940, elle donne les papiers de sa famille à une famille juive qui sera ainsi protégée jusqu'à la fin de la guerre[27]. Ont pris le nom de « promotion Germaine Tillion ». Inculpée pour cinq chefs d'accusation, elle est transférée à Fresnes, où en janvier 1943, elle apprend l'arrestation de sa mère. 07/02/2020, Germaine Tillion : "L’asservissement ne dégrade pas seulement l’être qui en est victime, mais celui qui en bénéficie", LE En 1936, selon un relevé de Germaine Tillion, ils sont au nombre de 779 (92 familles réparties entre 5 clans endogames). Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon possède un fonds d'archives légué par Germaine Tillion. Revenue à Paris, elle a dès le 8 juillet une entrevue avec André Boulloche[43], ancien résistant et déporté, chef de cabinet du nouveau Président du conseil Maurice Bourgès-Maunoury. ». En juin 1957, alors que la « bataille d'Alger » dure depuis cinq mois, David Rousset obtient de Guy Mollet une autorisation de visite des lieux de détention en Algérie. Germaine Tillion, icône idéologique ou pensée complexe ? Après avoir obtenu le baccalauréat en 1925, Germaine Tillion mène des études éclectiques : « je fais des études qui me plaisent : archéologie à l'École du Louvre[10], puis préhistoire, puis histoire des religions, égyptologie, folklore français[11] et celtique[12] et surtout ethnologie qui me passionne[13]. Sa mère, résistante comme elle, y est déportée en février 1944 et sera gazée en mars 1945. Cela entraine sa rupture définitive avec Jacques Soustelle, témoin de l'accusation (l'accusé échappe à la peine de mort). Durant ces années, elle réalise vingt missions scientifiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Germaine Tillion va faire cette « traversée du mal », pour ainsi dire sans prendre parti, mais hostile à la guerre, jusqu’à l’indépendance de juillet 1962. Cf. Ces événements amènent Louis Massignon à faire appel à Germaine Tillion ; il obtient pour elle une mission d'observation de trois mois du ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France, François Mitterrand (25 novembre 1954)[36]. Elle passera ensuite sa vie à témoigner de ce qu’elle a vécu et à d’aider les plus démunis. Près de 1000 personnes s'étaient rassemblées pour ses obsèques. Chaque année, le douar reçoit la visite du percepteur (70 000 francs perçus en 1936[18]) et d'un médecin militaire venant vacciner les bébés. Germaine Tillion, « Ne pas tourner le dos ». Rentrée en France, elle écrit une thèse. Le réseau est démantelé en 1941 : arrestations en janvier-mars de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et d'autres personnes du Musée de l'Homme, puis en juillet de Paul Hauet et de Charles Dutheil de La Rochère. En pratique, l'ordre repose sur les normes traditionnelles, fondées sur l'honneur familial (vendetta et composition) et sur la suprématie des « Grands-Vieux » (les sages de la tribu). Elle est la fille de Lucien Tillion[1] (1867-1925), magistrat, et d'Émilie Cussac (1876-1945), connue sous son nom marital, Émilie Tillion. Mais celui-ci est infiltré par un agent de l'Abwehr, Robert Alesch, prêtre, vicaire de La Varenne-Saint-Hilaire (à Saint-Maur-des-Fossés), qui réussit à livrer de nombreux résistants, dont, le 13 août 1942, Germaine Tillion, lors d'un rendez-vous à la gare de Lyon ; jugé en 1949, il sera condamné à mort et exécuté[28],[29],[30],[31]. En France, en 1938, elle apprend l'existence du mouvement formé autour de Messali Hadj. Portraits et témoignages de 31 femmes qui ont participé aux mouvements résistants en France pendant la Seconde Guerre mondiale : Lucie Aubrac, Marie-Josée Chombart de Lauwe, Lise London, Cécile Rol-Tanguy, Germaine Tillion, Denise Vernay, Hélène Titulaire de nombreuses décorations pour ses actes héroïques durant la Seconde Guerre mondiale, elle est la deuxième femme à devenir Grand-croix de la Légion d'Honneur après Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Germaine Tillion considère que chacun doit rester vigilant face au mal qui peut revenir : « Au terme de mon parcours je me rends compte combien l'homme est fragile et malléable. 30/11/2020, Réécouter 1945 : 75 ans après (4/8) : Germaine Tillion (1907-2008), une existence au service de la dignité de l'Homme, Germaine Tillion (1907-2008), une existence au service de la dignité de l'Homme, LE compte rendu de la séance du conseil municipal du 21 janvier 2016. En octobre 1944, elle écrit, sur un cahier soigneusement caché, une opérette Le Verfügbar aux Enfers. Les jeunes femmes sont toutes les deux bénéficiaires d'une allocation de recherche dans l'Aurès[16]. À la suite d'une entrevue qu'elle a sollicitée par courtoisie administrative (22 février 1955)[37], il décide de lui confier une responsabilité comme membre de son cabinet chargé des affaires sociales et éducatives. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Découvrez nos newsletters complémentaires, LE L'entretien dure cinq heures ; il en ressort que Yacef Saâdi s'engage à mettre fin aux attentats aveugles en contrepartie d'un arrêt des exécutions capitales[27]. Ce fonds, résultat également d’une enquête lancée par régions, est complété par des dossiers individuels contenant des témoignages, de la correspondance, des poèmes... L’ensemble de ce fonds a été déposé en 1995 au Musée de Besançon qui s’efforce de poursuivre le travail, de le porter à la connaissance des chercheurs. L'implication directe de Germaine Tillion prend fin rapidement du fait du rappel de Jacques Soustelle (1er février 1956), désormais passé du côté des conservateurs, et la nomination de Robert Lacoste, socialiste qui mène une politique encore plus axée sur la répression, dans laquelle Germaine Tillion n'a plus sa place. Germaine Tillion ne fut pas la seule à tendre un fil entre son engagement antifasciste et son soutien aux militants du FLN (même si d’autres accomplirent un chemin inverse, tel le funeste général Aussaresses, passés du gaullisme de guerre, à la torture et l En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak. Germaine Tillion : Nous avons connu dans le camp l’extrême misère, la misère totale et également la solidarité des misérables entre eux, la fraternité de la misère. Dans ce cabinet, se trouvent à la fois des « libéraux » (Jacques Juillet, Vincent Monteil) et des conservateurs (Henry-Paul Eydoux, le colonel Constans). Il s'agit de dossiers généraux sur le camp de Ravensbrück avec des comptes-rendus, extraits ou copies des études, ouvrages et articles parus sur le camp ; des dossiers thématiques sur des points sensibles : expériences, exécutions, lesbiennes, sabotages, procès... sur des éléments statistiques et des données concernant des convois (trains des 8, 11, 15 août 1944, par exemple). Il y a même eu des éditeurs pour imprimer certaines de ces élucubrations, et des compilations plus ou moins officielles pour les utiliser, mais éditeurs et compilateurs sont absolument inexcusables, car l’enquête la plus élémentaire leur aurait suffi pour éventer l’imposture." Une grande partie des travaux effectués pendant ces six années a malheureusement disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale[26]. Elle a dès cette époque conscience des problèmes à venir de la société algérienne ; elle en fait état lors d'une conférence prononcée à Paris en 1938 à la demande de William Marçais et du commandant Montagne. Elle s'engage aussi au sein de l'Association contre l'esclavage moderne. Cette période consacrée en priorité aux questions concernant la Seconde Guerre mondiale prend fin avec les événements de novembre 1954 en Algérie. Elle y rencontre également Denise Vernay, résistante, qui participera à ses recherches ultérieures sur le camp[32]. Nicolas Sarkozy, alors président de la République française était présent, ainsi que cinq ministres[61] (Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel et Laurent Wauquiez). aboutit à sept exécutions pour espionnage. Sa mère, Émilie (1876-1945), femme de lettres et humaniste, elle aussi résistante, fut Ce phénomène général (indépendant de la répression militaire, qui touche particulièrement l'Aurès) aboutit à ce qu'elle va appeler la « clochardisation de la population algérienne », notamment par l'exode rural et la formation de bidonvilles autour des grandes villes. 25/07/2020, Réécouter Germaine Tillion : "Quand je vois quelque chose que je ne peux pas supporter : j'agis", Germaine Tillion : "Quand je vois quelque chose que je ne peux pas supporter : j'agis", LE 21/02/2016, Réécouter La Nuit rêvée d'Emmanuelle Guattari - Entretien 2/3, La Nuit rêvée d'Emmanuelle Guattari - Entretien 2/3, Nuit du mardi 22 septembre 2015 au mercredi 23 septembre 2015. Germaine Tillion est une résistante, femme de lettres et ethnologue française. Son ami Jean Lacouture dit, dans Enquête sur l'auteur[56], qu'elle lui aura « appris au moins à ouvrir l'œil avant la bouche, et à poser une question avant d'y répondre ». La cérémonie était présidée par le père Alain-Christian Leraitre, en présence de l'abbé Jean Kammerer, aumônier des déportés. Ses obsèques religieuses[59] ont été célébrées à la paroisse du Saint-Esprit (12e arrondissement de Paris) le 24 avril 2008, là où Germaine Tillion avait l'habitude de commémorer la mort de sa mère, Émilie Tillion (assassinée au camp de Ravensbrück le 2 mars 1945)[60]. En vue de son entrée au Panthéon, le 27 mai 2015[63], la famille ayant souhaité que son corps demeure près des siens, de la terre fut prélevée sur sa tombe le 13 mai 2015. Nous avons connu de nombreux tarés mentaux, mi-escrocs, mi-fous, exploitant une déportation imaginaire ; nous en avons connu d’autres – déportés authentiques – dont l’esprit malade s’est efforcé de dépasser encore les monstruosités qu’ils avaient vues ou dont on leur avait parlé et qui y sont parvenus. Elle meurt le samedi 19 avril 2008 à son domicile de Saint-Mandé[58] (Val-de-Marne), tout près du bois de Vincennes, dans sa 101e année. Dès le début du séjour à Göteborg, Germaine Tillion lance un travail de recherche sur le camp de Ravensbrück à travers un questionnaire qu'elle utilisera ensuite pendant plusieurs années. Ce texte, d'abord peu connu, touche un public beaucoup plus large lorsqu'il est publié (tardivement) en 1957 par les Éditions de Minuit, provoquant un certain nombre de critiques (il est reproché à l'auteur de ne pas évoquer les questions politiques), en liaison avec celles dont est l'objet Albert Camus, préfacier de l'édition américaine du livre. Elle s'engage particulièrement pour l'émancipation des femmes de Méditerranée (pas seulement celles du monde musulman), qui doivent par obligation économique avoir beaucoup d'enfants mais aussi privilégier les fils sur les filles[27]. Par exemple, Marie-Renée Chéné, impliquée dans le bidonville de Hussein-Dey, Charles Aguesse ; cf. La scientifique Marie Curie, entrée en 1995 et enfin les dernières arrivantes, les résistantes Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz « panthéonisées » en 2015. Germaine Tillion, née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) et morte le 19 avril 2008 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est une résistante et ethnologue française. » Pour elle, le nazisme est l'incarnation du mal[27]. Ses séjours peu fréquents mais réguliers dans les villes de Batna (en été) ou Biskra (en hiver) lui révèlent cependant que des tensions existent. Germaine Tillion nous démontre que l'oppression des femmes, loin d'être le triste apanage de l'Islam, sévit aussi bien dans les pays chrétiens que musulmans dont aucun n'a su totalement repousser cet héritage de la préhistoire et du paganisme. Durant son séjour en France en 1937-1938, elle a de nouveau un contact avec l'Allemagne nazie, en Bavière, où elle passe quelques jours. Elle est la fille de Lucien Tillion (1867-1925), magistrat, et d'Émilie Cussac (1876-1945), connue sous son nom marital, Émilie Tillion. Elle pense qu'un effort doit être fait en priorité pour scolariser correctement et former professionnellement les jeunes Algériens du monde rural. Geneviève de Gaulle-Anthonioz (25 October 1920 – 14 February 2002) was a member of the French Resistance and served as president of ATD Quart Monde. En 1959, elle accepte d'entrer dans le cabinet d'André Boulloche, ministre de l'Éducation nationale (du 9 janvier au 23 décembre) dans le gouvernement Michel Debré, dont le ministre de la Justice est Edmond Michelet (lui aussi ancien déporté), pour s'occuper de la question de l’enseignement dans les prisons en France, alors quasi inexistant.